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Céspedes, source d’inspiration

Publié: 2017.10.23 - 15:53:10   /  web@radiorebelde.icrt.cu  /  Laura Barrera Jerez  /  Traduit par: Raizman Barzaga  /  web@renciclopedia.icrt.cu
  

Carlos Manuel a ressenti ses premières envies politiques en Espagne. C’était la décade des années 40 du XIXe siècle. Il étudiait le Droit à l’Université littéraire de Cervera à Barcelone lorsqu’il s’est enrôlé dans les milices citoyennes en tant que capitaine.

Sa jeunesse se passait avec enthousiasme. Il a maîtrisé le français, l’italien, le portugais, l’allemand et l’anglais. Ses études ont acheminé ses élans naissants et lors de son retour à la patrie il s’est bientôt aperçu que Cuba vivait un contexte idéal pour commencer la lutte contre la puissance coloniale.

Selon le chercheur Rafael Acosta de Arriba : « ce n’est plus le même jeune paysan qui est parti faire des études en Droit du Royaume-Unis, comment on disait à l’époque. Il s’agit d’un jeune homme touché par le développement de la modernité, le débat des idées, le libéralisme qui mène, autant que l’essor capitaliste, la plupart des pays à des voies de croissance accélérée. C’est le retour à une colonie avec une économie de plantation dégradée en plus de la tache morale de l’esclavage, frein évident du point de vue économique pour le système capitaliste. Le contraste ne peut pas être plus honteux. »

À l’âge de 49 ans et avec une vaste fortune en tant que propriétaire terrien, il a décidé de se révolter. C’est ainsi que commençait à pousser la semence du Père de la patrie. Le premier pas sur ce chemin vers l’immortalité entraînait l’accélération d’une mobilisation armée afin d’éviter d’être sous les ordres du Capitaine général Francisco Lersundi. Celui-ci avait la prétention d’incarcérer les principaux acteurs du mouvement révolutionnaire à sa genèse et d’éliminer toute intention d’indépendance.

L’insurrection dans la sucrerie La Demajagua, le 10 octobre 1868, dont Carlos Manuel de Céspedes était à la tête, a donné naissance à une décade de guerre national-libératrice, démocratique et anti-esclavagiste. Par conséquent, chaque cubain tenait son rôle malgré la couleur de sa peau et sa position sociale. “Cuba a besoin de tous ses enfants afin d’atteindre l’indépendance”, des paroles étant le signe des hommes décidés, engagés avec l’avenir. L’année 1868 demandait des sacrifices, mais l’avenir avait besoin d’inspiration.


Ce n’est pas un rêve, c’est vrai: cri de guerre
Pousse le peuple cubain, enragé;
Le peuple qui a souffert pendant trois siècles
Combien de noir l’oppression enferme
Du Cauto épais à l’Escambray,
Le canon rugit, et au grondement guerroyant
Le barbare oppresseur, frémissant
Gémit, pleurniche et timide s’affole.
De sa force et bravoure courageuse
Des tombes sont les champs,
Et sa grandeur dégrade et tache horrible lâcheté.
Dieu merci, finalement avec fermeté Cuba rompt
Le grelin qui l’oppressait
Et fière et libre lève sa tête !
 

À ce moment-là, l’auteur de ces vers avait à peine 15 ans. Il s’agissait de José Martí, s’exprimant à l’écrit, celui qui transformerait bientôt cet exploit en épée en disant: “ il aurait fallu porter sur les épaules un peuple, pour savoir quelle a été la puissance de celui qui n’avait qu’un bâton d’écaille à poignet d’or et qui a décidé, vis-à-vis d’une nation impitoyable, de lui enlever pour la liberté sa possession la plus infortunée, comme si on enlevait à un tigre son dernier bébé ”.

Au dire de Fernando Martínez Heredia, “les initiateurs détruisent les impossibilités; les révolutionnaires apprennent à les apprivoiser et à travailler avec. Les insurgés “mambises” ont tenu cette bataille sur plus de la moitié de Cuba pendant 10 ans en allant au delà d’eux même, non seulement des conjonctures”. De cette manière la Patrie est née, dans une sucrerie à Bayamo et la Révolution cubaine a commencé.

C’est peut-être la raison pour laquelle, pendant ces derniers jours Carlos Manuel de Céspedes Loynaz del Castillo s’est fait accompagner du peuple reconnaissant de sa hauteur qui le soignait comme un symbole historique, même avant sa mort physique.

Céspedes même décrit le charme de ses voisins à San Lorenzo où il a séjourné avant sa mort, loin de l’amour d’Ana et de la tendresse des frères jumeaux Gloria Dolores et Carlos Manuel. La semence était déjà le fruit glorieux et il le serait à toujours.

Le 27 février 1874 après un rêve préconiseur, Céspedes a décidé de porter sa meilleure tenue, c’est écrit dans son journal intime. Sa mort laissait, pas moins que ce qui avait été décrit génialement par Lezama Lima: l’engrais fertile pour une nation à naître.

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