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La poésie émouvante et réfléchie d’Alfonsina Storni

Publié: 2017.06.13 - 18:14:25   /  miguel.dario@renciclopedia.icrt.cu  /  Miguel Darío García Porto  /  Traduit par: Enma Santos Pérez  /  web@renciclopedia.icrt.cu
  

Un phénomène remarquable se produit dans la lyrique latino-américaine à partir de la deuxième décennie du XXème siècle : quelques-unes parmi les voix les plus importantes de la période ce sont des femmes poètes. Non seulement cela sinon que ces femmes ce sont les plus reconnaissables et les plus glorifiées internationalement. Nous pourrions juste mentionner quelques exemples, rappelons Gabriela Mistral, Juana Ibarbourou ou Delmira Agustini.

De ce groupe littéraire éclate par son expression moderne, la poète argentine Alfonsina Storni qui est née en Sala Capriasca, Suisse le 29 mai 1982 –ça fait exactement 125 ans.

Quelques-uns disent que tel nom –choisi spécialement pas un père mélancolique et bizarre-, a marqué son destin parce que des années plus tard, Alfonsina l’a avoué à son ami l’écrivain argentin Fermín Estrella Gutiérrez : « on m’a appelé Alfonsina qui veut dire prête à tout ».

Et cette résolution a fait que la petite Storni ait été rappelée à l’école maternelle comme une fille curieuse, qui posait beaucoup de questions, qui imaginait amplement et qui mentait. Sa mère persistait à modifier cette dernière inclination parce qu’elle inventait des incendies, des vols et des crimes qui ne sortaient pas dans les journaux et mettaient sa famille dans des situations difficiles.
Alfonsina.

A l’âge de seulement dix ans Alfonsina a arrêté l’école et a commencé à travailler en faisant la vaisselle et en s’occupant des tables d’une affaire de famille près de la gare des trains.

Cet esprit entrepreneur n’a pas eu de bonne fortune dû en grande partie à l’inexpérience dans les affaires et à l’alcoolisme de son père qui avait l’habitude de s’asseoir à une table pour boire jusqu’à ce que sa femme et ses enfants le traînent jusqu’au lit.

Pendant cette époque sa sœur María s’est mariée avec Alfonso. Ce mariage a duré peu de temps à cause du décès soudain du mari. Quelques biographes soulignent que ce fait coïncide avec l’âge où
Alfonsina a commencé à écrire et pour cette raison évoquait ce moment comme suit :

« A l’âge de douze ans j’écris mon premier vers. C’est la nuit ; ma famille absente. Je parle dans ce vers des cimetières, de ma mort. Je le plie minutieusement et le laisse sous le guéridon pour que ma mère le lise avant de se coucher. Le résultat est essentiellement douloureux ; le lendemain matin, après une désobéissante contestation de ma part, des claques frénétiques prétendent m’apprendre que la vie est douce. Depuis ce moment-là, les poches de mes tabliers et les corsages de mes jupons son pleins de bouts de papiers qui meurent comme des miettes de pain ».

Mais les moments d’inspiration ont toujours eu un rival qui était pour elle une obligation repue et ingrate: les tâches ménagères, qui ne lui laissaient un répit car elle devait aider sa mère avec la couture jusqu’à l’aube et avec les devoirs de l’école de son petit frère.

Le travail ménager ne la satisfaisait pas car il ne lui suffisait pas du point de vue économique et entraînait de longues heures d’enfermement. Pour changer cette situation, elle a cherché du travail de façon indépendante. Elle l’a trouvé de diverses manières : dans une usine, dans une compagnie de théâtre, dans une pharmacie ou dans une école.

Et ont été nombreuses les années perdues à la recherche de la survie économique jusqu’à ce qu’elle ait trouvé le chemin du succès par sa propre vocation : la littérature. En 1916 elle a publié son premier cahier La inquietud de la rosa un livre de poésies où elle exprimait ses souhaits en tant que femme et décrivait sa condition de mère célibataire sans aucun complexe.

Le livre, comme prévu d’une critique raide et pointilleuse, n’a pas eu une bonne acceptation mais sa publication lui a permis d’entrer aux cercles littéraires les plus célèbres de son pays et du continent.

Un triomphe pour Satorni a été le fait qu’Amado Nervo, le poète mexicain paladin du modernisme avec Rubén Darío, a publié ses poèmes dans la revue Mundo Argentino. Cela donne une notion de ce qui signifie pour elle - un écrivain même sans reconnaissance-, le fait d’être arrivée jusqu’à ces pages-là.

Son livre Languidez de 1920 a mérité le Premier Prix Municipal de Poésie et le deuxième Prix National de Littérature, ce qui la plaçait bien au-dessus de ses contemporains.

En 1925 elle a publié Ocre, qui a marqué un changement décisif dans son ouvrage. Sa poésie, fondamentalement de thématique amoureuse, s’est aussi liée à la thématique féministe et a essayé de se détacher des costumes du Modernisme et tourner plus le regard vers le monde réel.

Un nouveau cahier est venu à la lumière en 1934, Mundo de siete pozos. Apres avoir fait la lecture de cette compilation de poèmes Gabriela Mistral, a commenté « des poètes comme elle, naissent tous les cent ans ».

Alfonsina a écrit son dernier livre en 1937 appelé Masca y trébol. Dans celui–ci elle a essayé de développer une nouvelle forme de penser a la poésie et par conséquent, une nouvelle forme de penser au monde.

L’œuvre poétique d’Alfonsina Storni se trouve contenue dans sept volumes et a été catalogué comme « une défense de la liberté artistique et individuelle ». En plus le critique affirme que ses vers montrent une excellente poète de l’amour, une femme combattive qui se bat pour l’égalité des femmes et qui ne peut pas être placée dans le féminisme radical.

Pour sa part, le critique José Miguel Oviedo a souligné que ni le contexte ni la façon de penser d’Alfonsina ne permettent de douter de son désir d’égaler l’homme à la femme parce qu’il n’y a aucune ironie dans ces vers.

Sa prose est féministe et selon la critique, possède une originalité qui a changé le sens des mots de l’Amérique Latine. L’arc que sa poésie trace est plus vaste et complexe : depuis la tradition moderniste jusqu’ aux bords mêmes de l’avant-garde et le formalisme néobaroque de la poésie contemporaine. Au moment de montrer commente a-t-elle évolué, elle s’est modernisé et a défini le langage poétique dans la littérature latinoaméricaine, le nom de Sartori ne peut pas être ignoré.
 

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