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Le mouchoir et la fidélité dans les cendres du Che

Publié: 2017.07.26 - 11:11:49   /  web@radiorebelde.icrt.cu  /  Laura Barrera Jerez  /  Traduit par: Enma Santos Pérez  /  web@renciclopedia.icrt.cu
  

C’était en Bolivie. Le sept novembre 1966 le Commandant Ernesto Guevara a étrenné son journal intime: Aujourd’hui commence une nouvelle étape. Le soir nous sommes arrivés au domaine. Le voyage a été bien. Après avoir entrés par Cochabamba convenablement déguisés, Pachungo et moi avons fait des contacts et avons voyagé en jeep, pendant deux jours et en deux véhicules.

Peu à peu la vie s’est transformée en des survivances de guérilla. Un groupe d’hommes accompagnaient le Che dans son idéal constant de libérer l’Amérique Latine. Cela a duré un an. Le huit octobre 1967 le Che était blessé dans une cuisse et le canon de son fusil M-2 a été détruit par un tir, il n’avait plus de balles dans son pistole…

A ce moment là n’aurait été suffisant le mouchoir qu’Aleida lui avait donné une fois pour que dans la pire des situations, puisse fonctionner comme « un petit sonnailler amoureux. Durant sa captivité, à l’Higuera a suffit sa conviction. La mort s’occuperait du reste, tel que l’avait dit le Commandant Général Fidel Castro: Le Che n’a pas survécu à ses idées mais il a su les féconder avec son sang.

Ses assassins avaient peur de cela. Ils ont inventé que ses cendres avaient été parsemées dans l’air. Seulement en novembre 1995 le général bolivien retraité Mario Vargas Salina a osé déclarer à la presse américaine que les dépouilles mortelles du Che et ses camarades avaient été enterrés dans la piste d’atterrissage de Vallegrande.

Le président de Bolivie, Gonzalo Sánchez de Lozada à consigné par écrit dans un décret présidentiel que de savoir confirmée cette nouvelle, les dépouilles mortelles seraient rendus aux membres de la famille. Depuis Cuba le Dr. Jorge González à la tête d’une équipe de spécialistes a voyagé jusqu’à Bolivie pour les investigations et l’identification des ossatures. Il y avait 13 versions de l’enterrement.

Selon les historiens, on a interviewé plus de mille personnes. L’information a été analysée dans un Système d’Intelligence Artificielle, à travers la sélection des mots clés. Il y a eu 88 versions de l’enterrement. Par ordre de préférence la première a dit: Il a été enterré à Vallegrande dans la zone de l’aéroport, sur la vieille piste d’atterrissage, dans une zone placée au fond du vieil cimetière.

Parmi tant de légendes, on disait aussi qu’avec les restes du Che on avait placé une bombe qui exploserait si quelqu’un découvrait la tombe. Même comme ça, le 26 juin ont commencé les fouilles: d’abord au milieu d’un fossé, le jour 27 ils ont essayé un peu plus à gauche et le 28 ont utilisé la pelleteuse mécanique pour explorer à 170 centimètres de profondeur. Ils étaient à très peu de temps de la péremption du permis de recherche mais l’enterrement était à 167 centimètres et à neuve heures du matin ils ont eu la certitude de la trouvaille.

Toutes les exhumations ont commencé le cinq juillet à neuve heures du matin, sauf le Che, qui a été fait à partir de deux heures de l’après–midi à demande du Ministre du Gouvernement Bolivien qui a voulu y participer.

La récupération des dépouilles mortelles du Commandant Guevara a duré deux heures et sa difficile identification à la morgue de l’Hôpital Japonais de la ville de Santa Cruz a tardé presque une semaine. Le 12 juillet à 1h20 de l’après midi, un avion de la compagnie Cubana de Aviación amenait le Che de retour à Cuba.

Ce même jour dans un titre du journal Granma on pouvait lire: Identifiés les dépouilles mortelles de Ernesto Che Guevara. On avait retrouvé sept corps dans le fossé de Vallegrande.

En Bolivie les recherches ont continué pendant plus de deux ans et demie. A Cuba, on a construit une place où reposent pour toujours les dépouilles du Guérillero Héroïque et ses camarades. Le déplacement jusqu’à son destin final à villa Clara a compté sur le soutien constant du peuple qui a revit la tristesse de le predre. On a pleuré encore une fois. Aleida a uniquement demandé que le mouchoir parte avec les cendres du Che, pour la fidélité, pour l’amour et parce que lui-même, il l’a dit un jour, toujours blagueur et figé quand on parlait de la mort :

Le mouchoir de gaze. C’était différent, elle me l’a donné au cas où l’on me fasse une blessure dans un bras, ce serait un petit sonnailler amoureux. La difficulté arriverait si l’on me cassait le bras. En réalité, il y avait une solution facile, que je le mette sur la tête pour tenir le menton et je partirais avec lui à la tombe. Fidèle jusqu’à la mort.

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