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Poe et les enfants du jardin: l’équipe fantôme poursuit la lumière

Publié: 2017.09.15 - 15:10:25   /  web@radiorebelde.icrt.cu  /  Laura Barrera Jerez  /  Traduit par: Enma Santos Pérez  /  web@renciclopedia.icrt.cu
  

Quand Horacio Quiroga a écrit Decálogo del perfecto cuentista, sa première recommandation était précise: « Crois à un maître -Poe, Maupassant, Kipling, Chéjov- comme à Dieu ». Cela n’était pas un commandement pour des religieux, c’était une provocation et la force la plus tellurique allait dans la suggestion du premier nom.

Les fantômes des fois font peur, notamment si Edgar Allan Poe avait passé sa courte vie à écrire des comptes ténébreux et des poèmes presque toujours tristes. Le lyrisme peut être l’artifice de l’adversité et de la peur ou simplement la vie en soi.

Edgar a eu ce malheur. Il a perdu ses parents et quelques peu d’années après sa naissance a été élevé par un couple qui a inséré le «Allan« dans son prénom. Depuis tout jeune il a souffert beaucoup de rejets parce qu’il voulait être écrivain comme son héro d’enfance : l’anglais Lord Byron. Il a compté uniquement quatre décennies pour mener à bien ses désirs et tel que l’a dit le poète français Charles Baudelaire, Poe avait sur son front le mot fatalité écrit en police mystérieuse. Par contre, c’est l’argentin Jorge Luis Borges celui qui l’a déchiffré peut-être inconsciemment : « Poe a sacrifié la vie à l’œuvre, le destin mortel au destin posthume ».

Quelques années après sa mort, Edgar a beaucoup de musées en son honneur. L’un d’entre eux, est à Baltimore, aux Etats-Unis, dans la maison où il a vécu au début des années 30 au XIXème siècle. Au 2023 rue Amity Street (qui était le numéro 3 à l’origine), au croisement de West Lexington, se dresse un immeuble décoré avec des briques dépouillés, placés lors de cette époque là, dans un environnement rural. Là bas le poète a vécu avec son épouse Virginia, la cousine avec qui il s’est marié à l’âge de 27 ans mais quand elle avait 13 ans.

La démolition de cette maison là, a été planifiée pour l’année 1941 mais l’Edgar Allan Poe Society of Baltimore s’en est occupé et a été ouverte au public comme musée pour les cent ans de la mort de l’écrivain en 1949. On peut voir là bas, les illustrations de Gustave Doré pour son poème « Le corbeau », un bureau portatif, sa chaise style Gustave Doré et même un télescope que selon l’on raconte, Poe utilisait depuis l’enfance. Peut-être, qu’il aimait voir les étoiles.

Nonobstant, dans la ville de Richmond, à l’état américain de Virginia, le visiteur peut trouver la plus grande collection d’objets personnels de l’écrivain. Dans ce village, Poe a fait une grande partie de sa carrière littéraire et la maison où il a habité est depuis 1921, un musée qui porte son nom et qui garde le même style mystérieux avec son revêtement en pierres et avec ses 300 années d’ancienneté.

Selon les visiteurs racontent, là-bas on peut apprécier les œuvres d’art de la famille Allan, le lit d’enfance de Poe, beaucoup de manuscrits, le miroir de sa femme et le fantôme de l’écrivain.

L’ombre inexplicable est restée projetée sur plusieurs photographies. L’imaginaire populaire l’a définie comme l’esprit du poète.

Quelque chose similaire a lieu dans le jardin dont le dessin a été inspiré de la poésie d’Edgar. Là, est érigé la Sanctuaire Poe, construit avec des briques et de la pierre compactée récupérés de l’immeuble où l’écrivain éditait le « Southern Literary Messenger ». Parmi les arbustes, on a fêté plusieurs mariages. Néanmoins, plusieurs couples ont eu reflétés dans leurs photos deux enfants blonds qu’on ne voit jamais dans les cérémonies mais qui apparaissent comme des fantômes dans les images. Il y en a qui disent qu’ils étaient les enfants de la famille allemande qui habitait la maison avant que Poe vienne y loger. Il y en aura ceux qui pensent que ce sont des esprits qui accompagnent l’écrivain qui n’ose qu’à déambuler à l’intérieur de l’immeuble.

Peut-être Edgar joue à l’enfant encore une fois. Il est prouvé qu’il aimait faire face à des méthodes scientifiques et pondérer son instinct. C’est comme cela qu’il a écrit «Eureka » par exemple, un essai qui contredit les principes newtoniens sur la densité et la rotation des planètes et qui rend l’importance au télescope de son enfance.

Il est probable que l’équipe fantôme fasse des expériences avec les photographies pour déchiffrer les lumières des nuits et les atteindre un jour, après tout, la survie doit être chargée d’amusements: « La succession d’étoiles étant interminable, le fond du ciel devrait présenter pour nous une luminosité uniforme comme celle montrée par la Galaxie, puisqu’il ne pourrait pas avoir de raison pour laquelle face à tous les points de ce fond, au moins une étoile soit remarquée. La seule raison donc, pour laquelle nous pourrions dans ces circonstances comprendre les vides que nos télescopes trouvent dans des directions innombrables ce serait de soupçonner la distance du fond visible si immense qu’aucun rayon de lumière à partir de ce fond a été capable d’atteindre encore ».

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